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développement
Le gestionnaire du .fr veut sa part de l'Internet des objets
L'Afnic a signé un protocole avec GS1, spécialiste des standards dans la chaîne d'approvisionnement, codes-barres, RFID, traçabilité... L'objectif : participer à la construction de l'Internet des objets.
Alexis Grondin,
01net., le 03/10/2008 à 18h15
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Les 6 et 7 octobre prochain, tout ce qui compte dans l'univers du RFID et de l'Internet va se réunir lors d'une conférence ministérielle, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, autour de
« l'Internet du futur ». Il s'agira ni plus ni moins que de faire l'état des lieux et de préparer
l'Internet des objets.
Cet Internet des objets, se construit en particulier autour des étiquettes radiofréquences (RFID), qui
permettent d'affecter à chaque objet une identité sur Internet. Les premiers kits de développement sont déjà en vente, comme
Tikitag.
L'Association française pour le nommage Internet en coopération (Afnic) compte bien être partie prenante de cet Internet des objets. L'organisme qui gère les noms de domaine en .fr et en .re a en effet signé le 2 octobre un
protocole d'accord avec GS1 France, spécialiste des standards dans les chaînes d'approvisionnement. Codes à barres, étiquettes
RFID
et traçabilité des produits sont autant de domaines où GS1 a posé sa patte.
Passerelle entre le RFID et le DNS
« Nous allons mutualiser nos ressources en recherche et développement »,
explique Loïc Damilaville, adjoint au directeur général de l'Afnic. GS1 est intéressé par l'expertise de
l'association sur le Domain Name Service (ou System DNS), qui leur permettra de gagner du temps sur la mise en place de l'
Object Name Service
(ONS), utilisé dans l'Internet des objets.
Schématiquement, l'ONS servira à associer un nom de domaine à chaque étiquette RFID collée sur un objet.
« GS1 est à l'initiative de la racine européenne ONS, la base de données où sont répertoriées les
extensions. Il était important pour nous d'être dans le paysage de l'Internet des objets, ce partenariat va nous y aider »,
explique l'Afnic.
Le but ultime de l'accord est de construire une passerelle entre le DNS, charpente du système de nommage de l'Internet, et les codes à barres ainsi que les puces RFID, pièces essentielles à la création d'un Internet des objets.
Travailler sur une pâte malléable plutôt que sur du béton armé
Cette prise de position de l'Afnic est également éminemment stratégique, à l'heure où Internet reste dominé par les Etats-Unis.
« Il est de plus intéressant de contribuer à la création d'une racine européenne pour
l'ONS, chose impossible actuellement dans le cas DNS, tant pour des raisons techniques que politique. Les Etats-Unis ne souhaitent pas de modifications de ce cadre. Une racine européenne signifie plus de proximité pour l'utilisateur. Dans le cas de
l'Internet des objets, on a une pâte malléable pour la construire, dans le cas du DNS, on s'attaque plutôt à du béton armé. »